Parmi la multitude de monuments commémoratifs dans l’Ain, un monument parvient à marquer durablement les esprits par son implantation et son gigantisme, le monument des Maquis de l’Ain et de la Résistance.
Située près du Cerdon, cette œuvre monumentale fait suite à une commande des Anciens des Maquis de l’Ain et du Haut-Jura. Un concours national voit la nomination de Charles Machet, sculpteur, et des architectes Robert Jaine et Noël Albert.
Le projet débuté en 1947 prends forme en 1949 avec la pose de la première pierre. Il se termine en 1950 avec l’élévation d’une Marianne de 18 mètres de haut, brisant ses chaînes et s’élançant vers l’avenir. Evoquant avec force la lutte d’hommes pour leur liberté, elle rappelle par ses traits et sa dynamique puissante certaines œuvres du sculpteur Bourdelle qu’admirait Machet. Derrière elle, apparaît le dernier vers de la Chanson du franc-tireur d’Aragon offerte aux maquisards : « Où je meurs renaît la Patrie »
Après l’inhumation d’un maquisard inconnu au pied de la statue en 1954, le général de Gaulle inaugure le cimetière militaire où reposent aux côtés de résistants français morts au combat ou sous la torture, les corps de 88 résistants de diverses nationalités et confessions : chrétiens, musulmans, espagnols, italiens, polonais, russes...