Fils d'un imprimeur de Nantua venu s'installer à Bourg-en-Bresse avec le typographe Josserand, il réalise de brillantes études dans cette ville. Parti pour la faculté de droit à Paris afin de se consacrer aux fonctions du barreau, il revient dans sa ville natale pour des raisons familiales.
En 1821, Dufour âgé de seulement vingt-trois ans, rachète l'imprimerie Janinet avec l’appui du Comte Siméon et fonde Le Courrier de l'Ain qu'il dirige jusqu'en 1870, remplaçant ainsi Le Journal de l'Ain.
Après le décès de son père en 1826, il reprend l'imprimerie familiale. Le Courrier de l'Ain prend de l'ampleur avec des titres divers sur l'histoire, l'art, la poésie et autres essais plus scientifiques ou sociologiques. Parfois mis en péril par la propre plume de Dufour, le journal supporte toutes les transformations politiques.
Nommé conseiller général en 1843 à la demande du canton de Montrevel, où il était propriétaire, membre de la Société d'Emulation et d'Agriculture de l'Ain, il se démarque par ses idées libérales. Il œuvre pour le développement des routes et du chemin de fer dans l’Ain, pour l’assainissement des Dombes et pour l’amélioration des écoles. Grand mutualiste, il fonde avec Guillon, la Société Fraternelle des Arts et Métiers de Bourg. Dans toutes ses fonctions, il est reconnu pour son dévouement. La fin de sa vie sera durement marquée par la mort de son épouse puis de son second fils à la bataille de Sedan en 1873.