Après des études au lycée Lalande, Emile Pélicand part étudier la médecine à Lyon et sort externe au concours de 1899. Interne en 1904, il travaille à l’hôpital de la Charité à Lyon. De retour à Bourg-en-Bresse pour occuper le poste de médecin chef à la maternité départementale, il épouse en 1911 Marie Léonie Jouterand, maîtresse sage-femme. L’année suivante, il ouvre la première consultation de nourrissons. En 1914, il rejoint le 60e régiment d’infanterie et part soigner les soldats qui combattent dans l’Aisne.
Membre de plusieurs commissions en faveur de l’enfance, son action est marquée par l’application des principes de Pasteur, par la lutte contre la mortalité infantile et l’ignorance de la tuberculose. C’est dans cet esprit qu’il place les enfants dont les mères atteintes de tuberculose sont soignées à Hauteville. Une consultation prénatale est ouverte selon sa volonté pour dépister les maladies héréditaires et une nouvelle maternité, construite sur sa proposition, ouvre en 1938. Son attention se porte en particulier sur les femmes dans le besoin. Il crée pour elles la « Maison Maternelle » qui accueille les mères, plusieurs mois avant et après l’accouchement, afin de lutter contre les abandons. Il organise aussi des séances de films et des conférences sur la puériculture. Sa réputation est telle que l’on vient des départements voisins pour le consulter.
Doté d’une grande générosité, il lui arrive non seulement de refuser ses honoraires mais il paye aussi lui-même les médicaments des familles modestes. Les lettres de remerciement sont fréquentes et plusieurs médailles professionnelles lui sont décernées. Emile Pélicand est aussi l’ami des artistes Migonney et Muscat.