Portraits et monuments de l'Ain
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JEAN-ANTHELME BRILLAT-SAVARIN
Belley 1er avril 1755 - Paris 1er février 1826

Descendant d'une longue lignée d'hommes de loi, il étudie le droit à Dijon selon la volonté de son père et devient avocat en 1776. Inscrit au barreau de Belley en 1779, il exerce les fonctions de lieutenant général civil jusqu'en 1789 et délibère avec succès de la justice civile et pénale.

En 1789, il est majoritairement nommé député aux Etats Généraux par le Tiers-État.

Devenu juge au tribunal civil et maire de Belley en 1793, il doit, malgré sa ferveur révolutionnaire, se réfugier aux Etats-Unis après avoir été accusé de fédéralisme et menacé de mort en tant que « bourgeois aristocrate ». A New York, il donne des leçons de français et joue en qualité de violoniste au théâtre de la ville. Homme cultivé parlant plus ou moins bien cinq langues, il s'intègre très vite à la bonne société américaine. Cependant, l'éloignement de la France lui pèse. De retour en 1796, le conseil des Cinq-Cents le nomme juge du tribunal de cassation, siège qu'il perdit l'année suivante. Le Directoire l'envoie comme secrétaire de l'état-major général dans l'armée d'Allemagne puis commissaire du gouvernement au tribunal de Seine-et-Oise. En 1808 le Sénat lui donne le poste de conseiller à la cour de cassation.

Se gardant désormais de toute activité politique, il écrit au cours de sa carrière plusieurs ouvrages sur la justice ou la gastronomie comme la Physiologie du goût ou Méditation de gastronomie transcendante. Loin d'être des livres de cuisine, ses ouvrages apparaissent comme des traités de l'art de vivre à l'image de sa première phrase dans la Physiologie du goût : « convier quelqu'un, c'est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu'il est sous notre toit ».